Nous
Sandra et Romain. Une prof et un vidéaste qui ont tout quitté pour retaper une ferme à la main. On a cherché ce lieu pendant deux ans, entre Vannes, Nantes et Rennes — là où se trouvaient nos attaches. Quand on l'a trouvé, tout était à refaire : toitures fatiguées, jardin en friche, quatre ans de travaux devant nous. On a vécu un temps dans une cabane en bois sur place, puis dans une maison du bourg de Saint-Dolay, en attendant que la nôtre soit prête.
Aujourd'hui, on est un peu artisans, un peu jardiniers, un peu cuisinier.
Ce qui nous porte
Ce projet, on le porte en famille. Nos enfants sont nés pendant les travaux ; ils ont grandi au rythme du chantier plus qu'au rythme d'un quotidien classique. On ne l'a pas cherché comme ça, mais ça nous a appris une forme de patience qu'on n'avait pas avant.
Ce qui nous tient, au fond : une envie d'autonomie, produire une partie de ce qu'on mange, chauffer au bois, dépendre un peu moins des choses qu'on ne maîtrise pas. Et un vrai attachement à la nature, pas décoratif : le potager, les arbres plantés à la main, le jardin volontairement laissé un peu sauvage pour la biodiversité. On ne cherche pas à convaincre, on essaie juste de faire, à notre échelle, avec ce qu'on a.
Nous voulions une maison ouverte, où l’on accueille vraiment, où l’on échange, où l’on partage une vie plus simple à la campagne, créative, joyeuse et bien ancrée dans la nature. On n’accueille pas des voyageurs, on accueille des gens. Peu, mais bien : un bouquet du jardin, des légumes du potager, des lits faits, du feu, des jeux, de la joie.
La rénovation
On a fait le choix de rénover nous-mêmes une bonne partie de la maison, avec l'aide de quelques amis et de quelques artisans pour ce qui demandait un vrai savoir-faire. Les matériaux, on les a voulus naturels autant que possible : enduits en chaux, chanvre et terre crue, brique de chanvre, bois, liège, tomettes anciennes — souvent chinées ou récupérées plutôt qu'achetées neuves.
Ce choix n'était pas seulement esthétique. Ces matériaux respirent, régulent l'humidité, et vieillissent bien — trois qualités qu'on ne trouve pas dans un enduit ciment classique. Le poêle à bois reste le chauffage principal, l'eau chaude est produite par le soleil, et une bonne partie du mobilier vient de seconde main.
Ce n'est pas terminé — la ferme continue de se transformer, doucement, autour de nous.
Ce qu'on cultive à côté
300 arbres et arbustes plantés à la main, un potager en permaculture, l'ambition d'une forêt-jardin qui prendra encore quelques années à s'installer. Rien de spectaculaire pour l'instant, juste un travail de patience qui continue en parallèle de l'accueil des hôtes et des travaux de notre maison.